Le retour du IRL : 5 questions avec Margot James de Faulhaber sur l’avenir du marketing expérientiel
À une époque définie par les algorithmes, les fils d’actualité et le défilement constant, l’une des plus grandes tendances culturelles du moment pourrait bien être… le retour à l’analogique.
Les consommateurs sont de plus en plus attirés par des expériences tangibles et collectives : des moments où l’on peut se rassembler, connecter et interagir avec les marques dans la vraie vie. Des soupers privés aux courses communautaires en passant par les pop-ups créatifs, on observe un regain d’intérêt pour des expériences ancrées dans de véritables connexions humaines. À bien des égards, les moments de marque les plus marquants aujourd’hui se déroulent hors ligne (ou du moins commencent là).
Pour les marques, ce virage représente à la fois une opportunité et un défi. Les expériences dans le monde réel peuvent créer des connexions émotionnelles puissantes, mais elles doivent aussi dépasser l’événement lui-même en générant des conversations, de la couverture médiatique et du contenu qui prolongent l’histoire.
Chez Faulhaber, cette réflexion est au cœur de fxm, notre division en marketing expérientiel, qui travaille en synergie avec notre modèle PoweredPR® afin de concevoir des expériences réelles qui ne se contentent pas d’engager les invités, mais qui génèrent également un impact médiatique élargi.
Nous avons discuté avec Margot James, directrice de fxm, de l’évolution du marketing expérientiel et de la façon dont les marques peuvent créer des moments authentiques, culturellement pertinents et stratégiquement puissants.
Le marketing expérientiel a beaucoup évolué au cours des dernières années. Quels sont les principaux changements que vous observez dans la façon dont les marques utilisent les événements et les expériences dans le monde réel aujourd’hui?
Nous constatons un changement majeur, tant du côté des créateurs que des consommateurs, qui s’éloignent des expériences très produites et hyper soignées au profit de moments plus authentiques, ancrés dans les communautés et plus « analogiques ».
On cherche moins à capturer la photo parfaite pour Instagram et davantage à ralentir pour favoriser les connexions et renforcer les relations.
Les marques les plus performantes aujourd’hui comprennent qu’elles ne doivent pas toujours être au centre de l’attention. Elles doivent plutôt s’intégrer de façon authentique dans les modes de vie et les communautés de leur audience.
Chez Faulhaber, fxm ne se limite pas à la production d’événements, mais fonctionne en complément de PoweredPR®. Pourquoi est-ce si puissant lorsque le marketing expérientiel et la stratégie de relations publiques sont pensés ensemble dès le départ?
Alors que la capacité d’attention continue de diminuer, il devient beaucoup plus difficile de faire passer un message. Plusieurs spécialistes du marketing font référence à la « règle des 7 », selon laquelle un public doit généralement être exposé à un message plusieurs fois avant qu’il ne résonne.
Ce même principe s’applique à la narration de marque à travers les médias, les créateurs et les expériences en personne. Lorsque ces points de contact sont conçus de manière intentionnelle pour fonctionner ensemble — des relations de presse aux partenariats avec des créateurs jusqu’aux expériences sur le terrain — le message devient plus fort, plus mémorable et, au final, plus efficace.
Dans le paysage actuel, les marques disposent de plus de canaux que jamais pour rejoindre leur audience. Qu’est-ce qui fait des expériences dans le monde réel un levier encore aussi puissant pour créer de la connexion et de l’attention?
Les médias sociaux continuent de jouer un rôle extrêmement important, mais les expériences IRL créent un niveau d’intimité et de connexion impossible à reproduire en ligne.
Les consommateurs cherchent de plus en plus à interagir activement avec les marques plutôt que de les observer passivement. Les expériences en personne permettent ce dialogue. Et bien sûr, il y a quelque chose de puissant dans le fait de pouvoir toucher, ressentir et vivre un produit en vrai. Cela crée un niveau de confiance et de mémorisation différent.
Quelles sont les façons les plus efficaces pour les marques de concevoir des expériences qui génèrent non seulement des moments marquants pour les invités, mais aussi une couverture médiatique et du contenu pertinents?
Les expériences les plus réussies sont conçues avec une approche narrative dès le départ. Cela signifie identifier l’histoire ou l’insight culturel qui résonnera auprès des médias et des créateurs, et non seulement le format de l’événement.
Lorsque les expériences sont construites autour d’un récit clair, de moments visuels forts et de listes d’invités réfléchies qui rassemblent médias, créateurs et consommateurs, elles génèrent naturellement du contenu et de la couverture qui dépassent largement l’événement lui-même.
Pour les marques qui souhaitent intégrer l’expérientiel à leur stratégie de communication, quels conseils donneriez-vous pour bien commencer ou maximiser l’impact?
Le point de départ doit toujours être le parcours du consommateur. Les expériences doivent être conçues de manière intentionnelle : en réfléchissant à la façon dont les audiences découvrent le moment, y participent en réel, puis prolongent l’expérience à travers les médias et les réseaux sociaux.
Lorsque l’expérientiel est intégré à la stratégie de communication globale dès le départ — plutôt que d’être ajouté comme un événement isolé — il devient beaucoup plus puissant pour générer à la fois de la connexion et des résultats mesurables.
Curieux de découvrir comment le marketing expérientiel peut amplifier votre histoire de marque? Nous serions ravis d’en discuter avec vous. Contactez-nous ici.